Douze euros par membre et par an : le raisonnement complet

Douze euros par membre et par an : le raisonnement complet

Ce que nous avons supprimé

Jusqu’ici, Janus se vendait comme la plupart des logiciels : un forfait de base, deux formules selon la taille de la loge, et des modules optionnels facturés séparément. La trésorerie coûtait un supplément. Les archives aussi. La génération de documents également.

Ce découpage était commode pour nous. Il ne l’était pour personne d’autre.

Il obligeait un Trésorier à défendre trois lignes budgétaires au lieu d’une. Il transformait chaque nouvelle fonctionnalité en négociation. Et il produisait une situation absurde : les loges nous disaient que leur difficulté première était l’organisation des agapes et la course aux paiements — inclus dans le forfait de base — pendant que nous facturions un supplément pour la trésorerie, c’est-à-dire pour le second poste de fatigue de leurs officiers.

Nous avons donc tout supprimé. Une seule règle, désormais :

12 € par membre et par an. Minimum 300 €. Maximum 1 000 €.

Tout est inclus. Il n’y a plus rien à cocher, plus rien à ajouter en cours d’année, plus de devis à décoder.


Pourquoi au membre, et non par loge

Un logiciel de secrétariat sert cinq personnes : le Vénérable, le Secrétaire, le Trésorier, l’Orateur, le Maître des banquets. Facturé au forfait, il se défend devant un comité comme une dépense de confort pour quelques officiers.

Janus ne fonctionne pas ainsi. Les archives de la loge y deviennent consultables et cherchables par chacun, dans le respect des degrés. La bibliothèque est ouverte à tous. L’Agora permet aux membres d’échanger entre les tenues, sans passer par une messagerie publique. Un membre qui n’occupe aucune charge y trouve autant qu’un officier — simplement autre chose.

Si le service profite à chaque membre, il est logique qu’il soit facturé à la mesure du nombre de membres. C’est aussi la seule manière honnête de faire payer une loge de quatre-vingts membres davantage qu’une loge de quinze, sans inventer des paliers arbitraires.


Le plancher et le plafond, expliqués sans détour

Le plancher à 300 € est le point qui mérite le plus d’explication, parce que c’est le seul endroit où le prix par membre ne s’applique pas. Une loge de treize membres ne paie pas 156 €, elle paie 300 € — soit environ 23 € par membre.

Voici pourquoi, sans enrobage. Une loge de treize membres mobilise exactement le même socle qu’une loge de quatre-vingts : sa propre instance sur un serveur dédié, sa propre base de données, ses sauvegardes quotidiennes chiffrées, sa mise en service, la reprise de ses fichiers existants, son support, et chaque nouvelle version dès sa sortie. Ce socle ne se réduit pas quand l’effectif diminue.

Nous préférons l’écrire que le masquer derrière une formule d’appel.

Le plafond à 1 000 € répond au même souci d’équité, dans l’autre sens. Au-delà de quatre-vingt-quatre membres, la facture cesse d’augmenter. Une loge qui recrute ne doit pas être pénalisée pour avoir réussi.

Entre ces deux bornes, c’est douze euros. Pas de palier, pas d’effet de seuil, pas de renégociation : un membre de plus coûte douze euros de plus, et un membre de moins en rend autant. Un Trésorier peut vérifier sa facture de tête.


Ce que douze euros financent

Il ne s’agit pas d’un accès à une fonctionnalité, mais à l’ensemble de ce qui existe dans Janus.

Pour la loge et ses membres — les archives avec numérisation et reconnaissance de texte, la bibliothèque, l’Agora, l’accès aux documents selon les degrés, l’application mobile installable sur téléphone.

Pour les officiers — les convocations, les inscriptions aux tenues et aux agapes avec paiement en ligne, la trésorerie complète, les cotisations, le suivi des candidatures et des enquêtes, les sondages et les votes, la signature électronique, les documents PDF personnalisables aux couleurs de l’atelier.

Pour la loge en tant qu’institution — une instance dédiée hébergée dans l’Union européenne, une base de données propre à votre loge et mêlée à aucune autre, le chiffrement des données au repos, des sauvegardes quotidiennes, un nom de domaine personnalisé, la mise en service et la reprise de vos fichiers, le support, et toutes les évolutions futures sans supplément.

Cette dernière ligne mérite qu’on s’y arrête. Janus reçoit plusieurs dizaines d’heures de développement chaque mois. Les loges qui l’utilisent aujourd’hui bénéficieront demain de fonctionnalités qui n’existent pas encore, sans que leur facture change.


Ce que cela pèse réellement

Les chiffres absolus ne disent rien. Ce sont les proportions qui parlent.

Douze euros par an, c’est un euro par mois et par membre. C’est moins que la moitié d’une seule agape. Un membre qui participe à huit tenues dans l’année dépense, pour ses seuls repas, vingt à trente fois ce que coûte Janus.

Rapporté au budget de la loge, la même somme représente entre cinq et sept pour cent des cotisations encaissées, selon la taille de l’atelier et le montant de la cotisation. C’est l’ordre de grandeur d’une police d’assurance ou de quelques heures de comptable — pour l’outil qui porte l’ensemble du fonctionnement de la loge et l’intégralité de sa mémoire.

Et rapporté au temps, la comparaison devient difficile à ignorer. Un Secrétaire qui organise une tenue avec agapes y consacre couramment plusieurs heures : rédiger et envoyer la convocation, relancer les silencieux, recueillir les réponses arrivées par courriel, par téléphone et par messagerie, tenir la liste à jour, transmettre le décompte au Maître des banquets, puis suivre les paiements et relancer les retardataires. Multiplié par le nombre de tenues d’une année, cela représente des dizaines d’heures. Une loge de quarante membres paie Janus 480 € par an. Le calcul de ce que vaut le temps ainsi rendu à ses officiers, chacun le fera pour soi.


Ce que nous ne faisons pas

Un tarif se juge autant à ce qu’il exclut qu’à ce qu’il annonce.

Pas de frais de mise en service. Pas de facturation à la fonctionnalité. Pas de supplément pour dépasser un quota de documents ou d’espace de stockage. Pas d’engagement pluriannuel : l’abonnement est annuel et s’arrête à l’échéance, sans justification à fournir. Pas de facture complémentaire si votre loge grandit en cours d’année — le décompte est établi une fois, au renouvellement.

Et pas d’augmentation en cours de route. Les loges déjà abonnées conservent leurs conditions jusqu’à leur prochain renouvellement, et sont prévenues bien avant l’échéance : un tarif ne se découvre pas sur une facture.


Une dernière remarque sur le prix bas

Nous aurions pu rester moins cher. D’autres outils de gestion de loge le sont, et nous l’étions nous-mêmes.

Mais un prix trop faible finit par se retourner contre celui qui le pratique, et contre ses clients. Il interdit d’investir dans ce qui coûte cher et ne se voit pas : l’hébergement dédié plutôt que mutualisé, le chiffrement, les sauvegardes, la conformité, et le temps de développement qui fait vivre le produit d’une année sur l’autre. Une loge qui confie sa mémoire à un outil a besoin que cet outil lui survive.

Douze euros par membre et par an, c’est ce qu’il faut pour que Janus tienne cette promesse-là. Nous préférons l’annoncer clairement, et le justifier ligne à ligne, plutôt que de le dissimuler dans une grille que personne ne lit.


Le détail du tarif, ainsi qu’un calculateur permettant d’obtenir le montant exact pour votre loge, sont disponibles sur la page Tarifs.